30 Mai 2070
« Ce monde me fait vomir. Si seulement je pouvais un jour rendre les gens meilleurs ».
John Murdock
11 septembre 2001
Je sentis quelque chose d’humide sur la figure, j’ouvris les yeux et relevai brusquement la tête.
- Hé ! Arrête. Dis-je au chien à haute voix, tout en m’essuyant la joue dégoulinante de bave, avec le revers de ma manche.
Ulysse, avec sa langue, avait fait office de réveil matin. Instinctivement je regardais les aiguilles de ma montre. Celles-ci indiquaient neuf heures du matin.
- Merde ! Déjà.
La marche d’hier m’avait fatigué plus que je ne le pensais ; j’avais dormi comme un bébé.
Après avoir mis un nouveau pansement sur mes ampoules, je décidai de poursuivre ma route sans plus attendre. Dehors, le temps était couvert, et il ne faisait franchement pas très chaud. Quelques oiseaux cependant, gazouillaient joyeusement dans les taillis avoisinants. En contrebas, et en partie envahie par la végétation, s’étendait la ville de Hauteville-Lompnes. Par prudence, et avant d’entreprendre toute traversée, je choisi de jeter un coup d’œil aux jumelles.
Une petite fumée qui s’échappait d’un gros bâtiment, attira immédiatement mon regard. Je poussais le grossissement à fond.
- On dirait un hôpital, ou un truc dans le genre.
Je me souvins soudain de la mise en garde de Walter concernant les villes.
- Hum… Je vais la contourner par le sud, cela me rallongera le chemin d’un kilomètre tout au plus. Ne prenons pas de risques inutiles. Quand penses-tu Ulysse ?
Le chien comme à son habitude, releva la tête vers moi, pour acquiescer.
- Et bien dans ce cas, allons-y !
Entre-temps les oiseaux s’étaient brusquement arrêtés de chanter.
Je descendis prudemment la route éventrée, en prenant bien garde aux nombreux bouts de ferrailles tranchants comme des lames de rasoirs qui gisaient ça et là sur le bitume. Tout à coup, Ulysse s’arrêta.
- Qu’y a-t-il, tu as vu quelque-chose ?
Un bruit de branches cassées, me fit sursauter.
- Ne bouge pas, je t'ai en joue, dit soudain une voix qui sortait de je ne sais où.
- D’accord ! Je ne bouge pas, répondis-je en cherchant du coin de l’œil, d’où provenait cette voix.
- Tu es tout seul ? Personne d’autres avec toi ?
- Non… il n’y a que moi et mon chien.
- Tiens ton animal en laisse, dit à nouveau la voix. Je vais m’approcher, je ne te veux aucun mal, c’est d’accord ?
Je fis machinalement, un oui de la tête.
« Je suis sur qu’il n’est pas tout seul. Je viens de voir les taillis bouger de chaque côté de la route. Si je touche à mon arme, il me descend, c’est sûr».
Ne sachant trop à qui j’avais à faire, que pouvais-je faire d’autre. J’attachai le chien sans faire de gestes brusques, et attendis de voir la tournure des événements.
- Maintenant, ordonna la voix, enlève ta main de ton arme, et pose là lentement sur le sol. Je ne voudrais pas qu’il y ait de blessés parmi nous.
J’ôtais lentement mon doigt de la queue de détente de mon Sig Sauer. Ulysse de son côté, ne bronchait pas. Etrangement, l’animal ne semblait pas apeuré, mais demeurait simplement passif.
C’est à ce moment là, que quatre individus surgirent brusquement de derrière les haies ; trois hommes et une femme. Je constatai avec effroi, que Leurs physionomies correspondaient en tout point avec la description que m’avait faite Walter, lors de son expédition à Genève. J’avais devant moi des… mutants.
Tous étaient armés de couteaux. Non… la femme tenait dans ses mains un Famas antédiluvien.
L’Homme(1) le plus près de moi, avait un bras plus court que l’autre, et une main atrophiée. Il devait mesurer dans les un mètre quatre vingt quinze, voir plus. Le second était entièrement chauve. Son crâne était parsemé d’une multitude de taches brunes. Il avait aussi un œil d’une autre couleur, ainsi qu’une énorme cicatrice sur le front. Un mètre quatre vingt cinq environ. Le troisième mutant avec ses un mètre soixante, contrastait singulièrement à côté des molosses qui l’entouraient. Il avait une bosse sur son dos et une autre sur le côté de son crâne. En d’autres temps je l’aurai bien vu habité dans une cathédrale, ou jouer dans Eléphant Man. Quand à la femme, avec ses un mètre quatre vingt dix, et sa paralysie faciale côté droit, provoquant au coin de sa lèvre inférieure, un léger filet de bave. Ses yeux étaient d’un vert émeraude étrange.
J’avais l’impression d’assister à une foire aux monstres, comme il y en avait tant à la fin du dix neuvième siècle.
Tout cela me paraissait tellement grotesque et grave à la fois. Mais qui étais-je, pour me permettre de juger ces malheureux. Après tout, c’était peut être moi le monstre à leurs yeux. Ces gens étaient le résultat de la folie humaine, dont j’étais l’un des derniers représentants.
La voix d’un des mutants se fit soudain entendre.
- Où est-ce que tu vas comme ça ? Me dit-il sur un ton quelque peu sur la défensive.
- Écoutez ! Je n’ai pas l’intention de vous créer d’ennuis, je ne fait que passer, et…
- Réponds à ma question… s’il te plait.
Le s’il te plait me parut surréaliste, cela me fit machinalement hausser les sourcils.
Le mutant remarqua mon étonnement, et ajouta :
- Quoi ! Qu’est-ce qu’il y a ? C’est le s’il te plait qui t’étonnes. Qu’est-ce que tu crois ? Que par notre apparence nous sommes des brutes analphabètes…
- Je vais vers l’Ouest, répondis-je, comme pour couper court à la conversation.
- Ah oui ! Et où ça vers l’Ouest, demanda le chauve.
- Bourg-en-Bresse.
- Je sais, mais je ne vais pas là bas pour m’y installer. Je m’y rends simplement pour essayer de trouver des trucs.
- Tu es marchand ? Lança le chauve.
- Oui, c’est ça… je suis marchand.
A voir leurs visages, ils n’avaient pas l’air très convaincus.
« Je suis en train de m’enfoncer»
- Qu’est-ce que tu as dans ton sac ? demanda le bossu passablement excité.
- De la nourriture, quelques affaires et divers trucs.
Mon regard était rivé sur le couteau qu’un des mutants était en train de faire tourner dans sa main. La femme quand à elle, observait mon chien d’une étrange façon ; presque soutenue. On aurait dit que quelque chose l’intriguait chez cet animal. Soudain !
Regardez ! Dit-elle en levant délicatement la patte arrière du chien, sans que celui-ci d’ailleurs, ne prononce aucun grognement. Un autre mutant s’approcha d’Ulysse, et regarda à son tour à l’intérieur de la cuisse de l’animal. Puis il se releva, et me dit :
- Voyez-vous ça ! s’exclama le type avec le bras plus court que l’autre. Un marchand qui se balade tout seul... et avec un chien mutant de surcroit.
Je reçu cette phrase comme une gifle.
- Comment ça mutant ! M’exclamais-je, en désignant incrédule, mon chien de l’index.
- Ton chien, me dit-il avec un léger rictus, possède une marque de laboratoire ; une marque génétique.
Je fus pris soudain d’une sueur froide, qui me parcouru l’échine. Je ne comprenais rien à ce qui se passait, tout allait trop vite. A les regarder de plus près, et malgré leurs corpulences impressionnantes, j’avais l’impression qu’il y avait une certaine crainte dans leurs regards.
- Où as-tu trouvé cet animal ? demanda la femme.
- Au sud-est d’ici, mais ce n’est pas moi qui l’ai trouvé, mais plutôt lui qui m’a trouvé.
- Pourtant, ce n’est pas l’un des nôtres, s’exclama le chauve. Pourquoi ce chien irait-il avec lui ?
- Aucune idée, répondit le bossu, mais je pense que nous devrions l’emmener voir le chef, cela pourrait peut-être l’intéresser.
Tu crois vraiment que c’est une bonne idée ? Laisse-le sans aller. Il ne peut que nous apporter des ennuis ; comme les autres humains. Rétorqua le balafré.
- Nous aussi, nous sommes des humains, intervint la femme, passablement irritée.
- Oui, je sais Francesca, nous aussi nous sommes des humains, ce n’est pas ce que je voulais dire. Mais… ouvre les yeux, tu vois bien qu’il n’est pas comme nous.
La femme en guise de réponse, cracha par terre, et pivota sur ses jambes.
C’est drôle à dire, malgré l’incertitude de ce qui pouvait advenir de moi, cette femme me faisait de la peine.
Une demi-heure après, et sous bonne escorte, j’arrivais devant l’ancien hôpital de la ville. D’autres mutants étaient là. Une dizaine d’hommes et de femmes, ainsi que deux enfants. A ma vue, les deux jeunes mutants se réfugièrent dans les bras protecteurs de leurs mères. Nous pénétrâmes ensuite dans le hall.
- Attends ici, aboya le bossu, je vais prévenir le chef.
L’attente me parut interminable. Entre-temps, la femme aux yeux verts avait disparu dans le couloir, me laissant seul en compagnie du balafré et du type à la main atrophiée.
Comme pour me rassurer, le balafré me dit :
- Tiens-toi tranquille, et tout ira bien.
« Oui, bien sûr, c’est ce que l’on dit au poulet avant de lui couper la tête» Me dis-je mentalement.
Le balafré ajouta, en adressant un clin d’œil à son acolyte : Je me demande à quelle sauce on va te manger si tu fais le con.
- Arrête de faire l’idiot Vincent. Ne l’écoute pas étranger, nous ne sommes pas cannibales.
- C’est déjà ça, répondis-je machinalement. Et pour mon arme ?
- Nous verrons, si nous devons te la rendre, tout dépendra de la décision de notre chef.
Pour être franc, je ne donnais pas cher de ma peau. Le visage de ma fille me traversa soudain l’esprit.
« Camille »
La tête du bossu apparu de derrière une porte branlante. Il fit signe à mes geôliers d’approcher.
Nous pénétrâmes dans un long couloir sombre. Arrivé devant une porte, un des mutants me dit, en l’ouvrant :
- Vas-y entre, notre chef est à l’intérieur.
La vaste pièce était illuminée par quelques bougies moribondes ; celles-ci projetaient sur les murs et le plafond, une multitude d’ombres tremblantes, tels des spectres dansant dans les flammes de je ne sais quel enfer.
Les gardes entrèrent à leurs tours et refermèrent la porte. Malgré les bougies, la pièce demeurait très sombre. J’avais beaucoup de mal à discerner les visages des personnes qui m’entouraient. Les deux gardes allèrent s’asseoir dans un coin obscur de la pièce. Puis, plus un bruit pendant quelques secondes, me donnant le sentiment d’être seul dans cet endroit. L’impression fut de courte durée.
- Comment t’appelles tu, dit une voix féminine, surgissant de nulle-part.
- Franck.
- Bien… dit la voix. Moi c’est Catherine, je suis la responsable de cette communauté. Tu n’a rien à craindre, si tu te comporte correctement.
Silence…
- Il est rare, dit-elle, de voir des voyageurs de nos jours. En général, les gens, par prudence, vivent regroupés aux alentours de leurs villages. Tu n’a pas peur de mourir on dirait. Ou alors, tu es simple d’esprit ?
Cette personne était en train de me tester. Je ne répondis volontairement pas à sa question.
Ne me voyant pas prononcer un seul mot, elle ajouta :
- Tu as perdu ta langue ? Réflexion faite, je ne pense pas que tu sois un simple d’esprit. Je pencherais donc pour la première hypothèse.
Le silence retomba, pesant…
- Tu n’es pas bavard, ajouta la voix.
- Que voulez-vous que je vous dise. J’ai déjà dit à vos hommes que j’étais simplement de passage, et que je n’avais pas l’intention de créer de problèmes.
- Je veux bien te croire, répondit la femme, mais... un homme seul, en compagnie d’un chien mutant, ce n’est pas très courant, tu ne trouves pas ?
- Je n’avais pas remarqué que cet animal était… différent.
- Différent ! Qu’est-ce qui te fait croire qu’il est différent.
Je ne répondis pas. Le silence retomba à nouveau.
- Que voulez-vous ?
- Rien… simple curiosité. Je voulais voir à quoi ressemblait l’homme qui voyageait en compagnie de cet animal. La plupart des gens nous craignent, et fuient à notre vue. J’ai le sentiment que tu n’a pas peur de nous. Et puis… si ce chien t’a adopté, c’est que tu n’es pas foncièrement mauvais.
- QUOI ! C’est tout ? C’est simplement pour ça que l’on m’a amené ici. Juste par curiosité, parce que je me balade avec un animal mutant…différent… appelez ça comme vous voulez, je m’en moque. Je ne comprends pas ? Et puis, j’en ai assez de parler dans le noir, où êtes-vous, montrez-vous ?
Je tournais désespérément la tête à la recherche d’une quelconque silhouette, quand son visage apparu subitement à la lumière.
C’était une femme, dans la quarantaine, qui ne présentait pas, du moins en apparence, de traces de mutations. Les traits maigres de son visage, étaient fortement marqués par les années. Ses yeux marron entourés de profondes cernes, me fixaient sans ciller. J’avais l’impression quelle essayait de lire quelque chose à travers mes yeux. Cela me mit mal à l’aise, et je tournai aussitôt la tête.
C’était une femme, dans la quarantaine, qui ne présentait pas, du moins en apparence, de traces de mutations. Les traits maigres de son visage, étaient fortement marqués par les années. Ses yeux marron entourés de profondes cernes, me fixaient sans ciller. J’avais l’impression quelle essayait de lire quelque chose à travers mes yeux. Cela me mit mal à l’aise, et je tournai aussitôt la tête.
- Comment savez-vous que mon chien est un mutant ? Demandais-je. Je ne vois pas en quoi une simple marque sur une cuisse, ressemblant vaguement à une forme géométrique, peut…
Sans un mot, la femme souleva devant moi, et sans aucune pudeur, sa tunique. Son torse et ses seins, étaient recouverts de nombreuses plaques rougeâtres.
- Ne t’inquiètes pas, dit-elle en posant sa tunique sur le dossier de sa chaise, je ne suis pas contagieuse. Je possède ces plaques depuis ma naissance.
Puis, elle leva son bras droit en le pivotant légèrement vers moi.
- Regarde ! dit-elle.
- Regardez quoi ? Dis-je passablement gêné.
Sur son aisselle, il y avait une petite marque, la même que celle d’Ulysse.
Je me rejetais en arrière, totalement désemparé.
- Comme tu peux le constater, dit-elle en rabaissant son bras, ce n’est pas le fruit du hasard.
Nous avons tous ici, la même marque de fabrique ; animaux comme humains, marqués à vie comme du vulgaire bétail.
A mon grand étonnement, la conversation se conclut sur cette phrase.
- Tu peux partir, ordonna-t-elle, tout en se rhabillant.
- Mais ?
- Va-t’en, tu es libre, mes hommes te rendront ton arme à l’extérieur de la ville. J’ai vu ce que je voulais savoir.
- Quoi ? Qu’est-ce que vous vouliez savoir ?
Je n’y comprenais plus rien. Cette femme venait de se dénuder devant moi ; un étranger, sans que je lui demande quoi que ce soit.
« Il doit y avoir une raison ».
Peut-être voulait-elle simplement se confier à quelqu’un. Non ! C’était ridicule. Peut-être pas, après tout. Ne nous ait-il jamais arrivé un jour, à nous aussi, de nous mettre à nue d’une certaine façon. De raconter notre vie à un(e) inconnu(e) ; à un auto-stoppeur, prit part pitié, sous une pluie battante, à un voisin de compartiment, lors d’un voyage en train. Dans une chambre d’hôpital, en compagnie d’une personne ayant comme nous, frôlé la mort, après un accident quelconque. Ou tout simplement à une femme qu’on essaye de séduire, en sachant pertinemment que jamais nous la reverrons. A moins que cette femme essayait de me faire comprendre, qu’elle n’avait aucune pudeur, car marquée comme un animal.
Les deux gardes se levèrent et ouvrirent la porte. Je fis demi-tour, sans dire un mot et m’apprêtai à sortir, quand…
- Attends ! dit la femme.
Je m’arrêtai sur le pas de la porte.
- Ton épaule, dit-elle
- Quoi, mon épaule ?
- Montres-moi ton épaule droite.
Je me retournai, et la lui présentai, sans trop comprendre à quoi cette femme voulait en venir.
- Où a tu trouvé cette veste, avec cet écusson marqué « abri 15 » ?
Instinctivement je tournai la tête en direction de mon épaule, pour regarder à mon tour l’écusson soigneusement brodé.
- C’est la mienne… c’est ma veste, je l’ai toujours eu, pourquoi ?
- D’où viens-tu ?
- Je viens de la région d’Annecy.
Les paupières de Catherine se mirent subitement à battre.
- Tu viens de l’abri 15, c’est ça ?
J’hésitai à répondre à sa question, de peur de m’enfoncer un peu plus.
- Alors !
- En quoi cela peut vous intéresser. De toute façon, il n’y plus personne là-bas.
- Je sais plus de choses que tu peux le croire. Tu viens de cet abri ou pas.
- Oui ! Mais pourquoi voulez-vous…
Ses yeux devinrent brillants, et les deux gardes à côté de moi se regardèrent mutuellement sans trop comprendre ce qu’il se passait.
- Laissez-moi seul un moment avec lui, ordonna la femme.
- Vous croyez que c’est bien prudent Catherine, dit un des gardes.
- Restez derrière la porte, je vous appellerai quand j’en aurai fini avec lui.
- Comme tu voudras répondit un des deux mutants. Ils sortirent et refermèrent la porte derrière eux.
Catherine se rapprocha immédiatement de moi.
- Tu es un hiberné, c’est ça ?
Je fis un signe affirmatif de la tête.
Elle fit subitement un pas en arrière.
- Qu’est-ce qui me dit que tu n’es pas un pilleur. Ton nom !
- Je vous l’ai déjà dit. Franck.
- Franck comment ?
- Franck Poole.
La femme fit la moue.
- Non… cela ne me dit rien. (Son visage devint grave). En quelle année as-tu été hiberné ? Tu as intérêt si tu veux espérer quitter ses lieux, à me donner la bonne réponse, car je la connais.
- Le huit Février deux mille vingt deux. Ça vous va comme réponse !
Son visage se détendit immédiatement. Elle ajouta : Donnes-moi le nom d’autres personnes qui étaient avec toi dans cet abri.
Je ne parvenais toujours pas à comprendre ou elle voulait en venir.
- Et bien… il y avait Richard Thorn, Ellie Arroway, Julius Kelp… ça vous suffit ?
Les yeux de Catherine s’illuminèrent.
- Oui, oui… c’est ça, ce sont eux, dit-elle. Connais-tu Stéphanie Mercier et André Smyslov ?
- Oui, ils étaient aussi dans l’abri, je les ai croisés, mais ils ont été…
- Enlevés en deux mille vingt deux, intervint la femme.
- Comment savez-vous cela, demandais-je stupéfait.
- Parce que… c’étaient mes parents.
Fin de la première partie.
* Je suis en train de mettre (en interne) pas mal de choses à jour très importantes pour les chapitres suivants : Personnages, lieux, trame et cohérence de l'histoire, etc. Tout cela prend pas mal de temps. Donc, un peu de patience pour la seconde partie de ce chapitre, ou Catherine va révéler beaucoup de choses à Franck, et ainsi, l'aider à poursuivre son périple..
* Je suis en train de mettre (en interne) pas mal de choses à jour très importantes pour les chapitres suivants : Personnages, lieux, trame et cohérence de l'histoire, etc. Tout cela prend pas mal de temps. Donc, un peu de patience pour la seconde partie de ce chapitre, ou Catherine va révéler beaucoup de choses à Franck, et ainsi, l'aider à poursuivre son périple..
(1) Malgré que cela soit des mutants, il s’agit tout de même d’humains avant tout. Ne vous étonnez donc pas, chers lecteurs, si je les appelle tantôt des mutants, tantôt des humains.



















